Oiseau sautillant
Sur la verrière, ver perdu~
Un battement d’ailes
Alors, que nous dit cet haïku printanier sur la condition humaine ?
Il nous montre la vie dans sa brutalité simple. Un oiseau sautille sur la verrière, léger, presque joyeux dans son mouvement saccadé. En dessous, un ver perdu. Perdu au double sens du mot, égaré sur cette surface transparente où il ne peut se cacher, et condamné par sa propre errance. Puis vient le battement d’ailes qui scelle tout.
Ce qui saisit, c’est cette rapidité du destin. Le ver ne sait pas encore qu’il est perdu. Il continue d’avancer sur la verrière, cherchant peut-être une issue, un retour vers la terre. L’oiseau sautille, comme en jouant, sans hâte. Et soudain le battement d’ailes. La vie bascule en un instant.
La vie humaine se joue souvent sur cette verrière transparente où nous nous croyons à l’abri alors que nous sommes parfaitement visibles. Nous errons, perdus sans le savoir, tandis que quelque chose sautille au-dessus de nous. Puis vient le battement d’ailes. Nous sommes tantôt le ver qui ignore son sort, tantôt l’oiseau qui saisit sa chance. Entre les deux, juste cette surface de verre qui sépare la proie du prédateur.
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