Un moine assis là
Trois bouddhas sur l’herbe verte ~
Une branche craque

Alors, que nous dit cet haïku printanier sur la condition humaine ?

Il nous place dans un espace de pure contemplation. Le moine assis, immobile dans sa méditation. Les trois bouddhas sur l’herbe verte, présences silencieuses et sereines. Tout respire la paix absolue, l’harmonie parfaite entre l’homme et le sacré. Et soudain, une branche craque.

Ce qui résonne, c’est cette intrusion du réel dans le silence. Quelque chose se brise, quelque chose cède. Le craquement n’est pas violent, mais il suffit à déchirer le voile de la méditation parfaite. Peut-être un animal qui passe, peut-être le vent, peut-être le bois lui-même qui travaille. Peu importe. Le monde continue d’exister en dehors de notre quête de paix.

La vie humaine ne nous accorde jamais le silence total que nous recherchons. Nous nous asseyons, nous méditons auprès de nos bouddhas, nous cherchons l’immobilité absolue. Et une branche craque. Le monde nous rappelle à sa présence, à son mouvement, à sa vie qui refuse de se figer. Peut-être que la sagesse n’est pas dans le silence parfait mais dans l’accueil de ce qui craque.

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