Chat sur le muret
Les fleurs lapent la rosée ~
Saut dans le vide
Alors, que nous dit cet haïku printanier sur la condition humaine ?
Il nous place au bord du muret, dans cet instant suspendu où la contemplation bascule dans l’action. Le chat observe, les fleurs boivent paisiblement la rosée du matin, le monde s’offre dans sa douceur première. Puis vient le saut.
Ce qui frappe, c’est cette soudaineté, de la stabilité du muret à l’abandon dans le vide, sans transition. La vie humaine se joue souvent dans ces instants de rupture, quand nous quittons nos certitudes pour nous élancer vers l’inconnu. Les fleurs continuent de boire la rosée, indifférentes à notre vertige, la nature poursuit son cours tandis que nous choisissons le risque.
Le sens ? Peut-être que vivre pleinement exige précisément ce saut, ce moment où nous cessons d’observer pour nous jeter dans le vide, confiants que nos pattes retrouveront le sol. Entre la contemplation sereine et le bond nécessaire se tisse le mouvement même de l’existence, nous ne pouvons rester éternellement sur le muret, aussi rassurant soit-il.
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