Bateau de papier
Le vent souffle sur la rive ~
Son reflet, miroir

Alors, que nous dit cet haïku printanier sur la condition humaine ?

Il nous place devant une double présence : le bateau de papier, fragile création de nos mains, légère et vulnérable et son reflet dans l’eau qui le dédouble, le prolonge, le complète. Entre les deux, le vent souffle.
Ce qui fascine, c’est cette tension, nous construisons nos petits bateaux de papier, nos projets, nos rêves, nos vies. Le vent peut les faire avancer ou les détruire. Mais il y a ce reflet, cette image inversée qui demeure tant que l’eau reste calme, tant que nous acceptons de nous pencher pour la contempler.
La vie humaine se joue peut-être dans ce dialogue entre ce que nous sommes et ce que nous reflétons. Notre existence réelle, fragile comme du papier plié, avance au gré des vents, mais elle possède aussi cette autre dimension, cette profondeur silencieuse que seul le miroir de l’eau révèle. Nous sommes à la fois le bateau qui navigue en surface et le reflet qui habite les profondeurs, unis dans la même fragilité, la même grâce éphémère.

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