Fleurs vers le soleil ~
Le pêcheur avec sa canne
Le poisson s’éloigne
Alors, que nous dit cet haïku estival sur la condition humaine ? (Haiku écrit lors de mon passage au Japon en 2024)
Il nous présente un contraste saisissant, les fleurs se tournent vers le soleil dans un mouvement naturel, sans effort, sans désir autre que leur nature même et elles l’atteignent. Le pêcheur, lui, tend sa canne, patient, volontaire, mais le poisson s’éloigne. Ce qu’il cherche à capturer lui échappe.
Ce qui nous parle ici, c’est cette leçon d’humilité, il existe des choses qui viennent à nous quand nous cessons de les poursuivre, et d’autres qui s’enfuient précisément parce que nous les voulons trop. Les fleurs ne « désirent » pas le soleil, elles se tournent vers lui par nature profonde. Le pêcheur désire le poisson et ce désir même crée la distance.
La vie humaine oscille entre ces deux sagesses, savoir quand tendre notre canne avec patience, et savoir quand simplement nous tourner vers notre propre lumière sans chercher à capturer quoi que ce soit. Parfois, c’est dans l’abandon de la volonté que nous trouvons ce que la volonté ne peut saisir.
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