Premières neiges ~
Le cygne glisse sans bruit
Vers son horizon
Alors, que nous dit cet haïku hivernal sur la condition humaine ?
Il nous parle d’une fin qui s’annonce avec une grâce silencieuse. Les premières neiges marquent le commencement du grand blanc, l’entrée dans la saison du dépouillement. Et le cygne glisse, sans bruit, sans résistance, sans protestation, vers son horizon.
Ce qui touche ici, c’est cette dignité dans le mouvement vers l’inconnu. Nous ne savons pas ce qui attend le cygne au-delà de la ligne où le regard se perd, mais son glissement paisible nous enseigne quelque chose d’essentiel, il existe une manière d’aller vers ce qui nous attend, aussi mystérieux soit-il, dans la pleine acceptation de notre condition.
La vie humaine trouve peut-être son accomplissement dans cette même sérénité face au silence blanc qui nous appelle. Non pas la résignation, mais cette grâce souveraine de celui qui consent à glisser vers son propre horizon, sans bruit, sans lutte vaine. Les premières neiges tombent et nous continuons d’avancer, portés par notre propre élan, dignes jusqu’au bout de notre trajectoire.
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