Couleur noir de jais
L’oiseau virevoltant ~
Cri perçant l’hiver
Alors, que nous dit cet haïku hivernal sur la condition humaine ?
Il nous présente une présence radicale, le noir de jais dans le blanc de l’hiver, l’oiseau qui ne se contente pas de survivre mais qui virevolte, danse presque, dans le froid. Et puis ce cri qui perce, qui traverse la saison morte comme une lame.
Ce qui frappe, c’est cette refus absolu du silence. L’hiver voudrait tout endormir, tout étouffer sous son linceul blanc. Mais l’oiseau noir existe avec une intensité redoublée, son plumage de jais brille contre la neige, son vol dessine des arabesques dans l’air glacé, et son cri déchire le mutisme de la saison.
La vie humaine connaît ses hivers, ces moments où tout semble vouloir nous réduire au silence, nous contraindre à la discrétion, nous faire disparaître dans la blancheur uniforme. Ce que l’oiseau nous enseigne, c’est qu’il existe une manière d’habiter l’hiver sans se soumettre, affirmer notre noir de jais, virevolter quand tout invite à l’immobilité, et surtout, surtout, ne pas taire notre cri. Même perçant, même dérangeant, il témoigne que nous sommes vivants.
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